• Chat-Vache et Déception

    « La déception est la seule saveur liant l’amour à l’amer. » On s’éveille blessé par autrui si et seulement si il détruit l’espoir d’une indéfectible projection que l’on place en lui.

    La souffrance ne provient pas de la déception liée à l’autre, mais plutôt de la déception liée à soi, en ce qu’elle révèle notre incapacité à promouvoir nos propres valeurs de telle sorte qu’elles aient une incidence suffisante sur autrui pour qu’il se les approprie.

    La déception provient aussi du décalage existant entre la croyance que l’autre changerait comme soi, et la prise de conscience du point de rupture qu’il advient entre les êtres, lorsqu’une route diverge trop d’une autre pour qu’elles restent parallèles.

    Se réfugier dans une volonté de déni, un courant de pensée, une religion, un parcours artistique, ou encore des maximes philosophiques, une vie de famille, un quotidien ronronnant, sont tant d’exemples de points d’ancrages et de secours à l’écoute de la souffrance quotidienne, permettant de dépasser la déception et d’envisager quelque repos de l’âme.

    Si le Chat-Vache n’apporte pourtant ni sérénité ni réponse concrète, il offre, grâce aux nombreux paradoxes qui le créent, à l’esprit la transcendance, dans son sens latin de franchissement, c’est-à-dire la modification suffisante d’un état transitoire de pensée pour qu’il éclate ses limites, et devienne ainsi supérieur.

    LCF

     

    Le 4 mars : Chat-Vache et Aliénation


    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    1
    Emil Michel
    Mardi 24 Janvier 2012 à 20:15

    Consolons-nous ; n'ayons plus peur du bonheur, il n'existe pas.

    La semaine prochaine, le chat-vache, la corde et le tabouret.

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :